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Courses›Ironman 70.3 Kraichgau›Course à pied

Synthèse IA avec sources · 4 min · édition 2027

Le semi du Kraichgau : plat oui, facile non

Trois boucles de 7 km à Bad Schönborn avec 129 m de D+ : le profil ne te prend rien, mais la chaleur des éditions passées a fait des ravages.

Le parcours

21,1 km en 3 boucles à Bad Schönborn, à travers le village et le Kurpark. Dénivelé officiel : 129 m. C'est une course vraiment plate, selon les standards du half. Le profil ne te prendra rien. Le problème, ici, est ailleurs.

Le vrai adversaire : la chaleur

Les moyennes officielles de fin mai sont douces, avec des maximales autour de 22 °C. Mais les race reports de 2018 et 2019 décrivent 30-35 °C sur la course à pied et des athlètes en détresse à chaque boucle. Tu ne sais pas quelle version tu trouveras en 2027 : prépare-toi aux deux. Concrètement, ça veut dire deux choses. Un : acclimatation à la chaleur dans les semaines avant la course, avec des séances aux heures les plus chaudes si tu les tolères bien. Deux : une stratégie d'hydratation testée à l'entraînement, pas improvisée au premier ravito.

Pacing : les premiers kilomètres mentent

Tu arrives de 90 km de vélo avec plus de 1 000 m de D+. Les premiers kilomètres peuvent sembler lourds, ou au contraire faciles à cause de l'adrénaline de la transition : les deux sensations sont trompeuses. Pars conservateur : première boucle sous contrôle, deuxième boucle à l'allure cible, troisième boucle avec ce qu'il reste. Sur un parcours à 3 boucles, le negative split est facile à gérer, parce que tu as des repères identiques tous les 7 km : même angle, même virage, même ravito.

Ravitos : marche, ne file pas tout droit

Avec la chaleur, plusieurs reports décrivent la même scène : ceux qui marchent à chaque ravito pour l'eau et le cola finissent la course, ceux qui filent tout droit explosent à la troisième boucle. Fais le calcul : 10 secondes de marche à chaque ravito coûtent environ une minute sur le total. Une défaillance au km 15 en coûte dix. Bois à chaque ravito, utilise de l'eau sur le corps pour te refroidir (tête, nuque, cuisses) et décide de la règle avant la course : je marche à chaque ravito dès le premier, pas « je verrai comment ça se passe ». Les décisions prises au km 16 par 32 °C sont presque toujours mauvaises.

L'avantage (et l'inconvénient) des 3 boucles

Le format en boucles a deux faces. La bonne : le public te voit trois fois, la famille peut se poster à un endroit du Kurpark et encourager pendant des heures, et tu peux découper mentalement la course en trois blocs de 7 km. La mauvaise : à la deuxième boucle, tu verras des gens prendre la ligne d'arrivée alors qu'il te reste encore 14 km. Anticipe-le : cours ta course, pas celle des autres.

Entraînement spécifique

La séance clé, c'est le brick : vélo vallonné de 2-3 heures suivi de 20-40 minutes à allure course. Ici, pas besoin de savoir courir vite frais : il faut tenir son allure avec les jambes vidées par les bosses. Ajoute au moins deux sorties longues avec test complet d'hydratation et de refroidissement, dans les conditions les plus chaudes que tu peux trouver au printemps.

Quoi faire maintenant

Écris ton plan ravitos avant de partir en Allemagne : ce que tu prends, combien tu marches, où tu te jettes de l'eau dessus. Décide de l'allure de la première boucle et engage-toi à la respecter même si tu te sens bien. Et prépare deux versions du plan : une pour la journée douce à 22 °C et une pour la journée à 30 °C que les éditions 2018 et 2019 ont déjà prouvée possible.